04.08.2006

Neil Young

medium_B000F48D00.01._SS500_SCLZZZZZZZ_V54836234_.2.jpg

Apres de long mois d'absence, je suis de retour avec quelques nouvelles du Loner en chef, notre vieil ami Neil Young dont l'actualité est assez chargée ces derniers temps.
Il y a eu tout d'abord le bel album "Prairie Wind" qui reprenait les choses là où Neil les avaient laissé sur "Harvest Moon".Un album en forme d'hommage à son père décédé, et un chant d'amour a sa terre d’originel, aux grands espaces, à Hank et au King avec en forme d'apothéose ce sublime titre gospel "When God made me" qui sonnait comme une profession de foi d’un homme qui a tant vécu et qui cherche encore la signification de ce monde qui l'entoure.
Il y eut aussi en début d'année ce coup de poing musical lancé à la face de la politique américaine actuelle qui ne trouve décidément pas grâce aux yeux du Canadien (a forte raison bien sûr). L’opus, « Living with war » était un brûlant manifeste rock qui renouait avec la puissance passée de « Ragged Glory » et de « Freedom » même si étrangement Neil Young n’avait pas fait appel pour ce disque a ses traditionnels compagnons d’échappées soniques, les essentiels « Crazy Horse ». L’album n’en était pas moins formidablement charpenté, avec des titres aussi entêtants les uns que les autres.

Entre ces deux albums, Neil Young a pris le temps de donner a Nashville, dans le cadre du magnifique Grand Ole Opry, un concert qui reprenait l’intégralité de l’album « Prairie Wind » ainsi que certains vieux titres qui avaient comme point commun d’avoir été enregistrés a Nashville a différentes périodes de la carrière du chanteur. Le film de ce concert, réalisé avec élégance et style par Jonathan Demme (oscar du meilleur réalisateur pour « Le silence des agneaux »), vient de sortir en DVD et c’est un bonheur de tous les instants.
Neil Young, entouré d’une magnifique brochette de musiciens (le fidèle Ben Keith a la steel guitar, Spooner Oldham aux claviers, les Memphis Horns…) ainsi que des voix des divines Pegi Young et Emmylou Harris, nous offre deux heures d’un voyage musical le long de son répertoire et de sa propre histoire. La première partie du spectacle nous fait découvrir les titres de « Prairie Wind » sous un autre jour, plus fort encore que sur le disque puisque la camera de Demme nous plonge au plus près du visage de Young qui, lors de « When God made me », n’a jamais semblé si proche, complètement a nu face au temps qui passe.
Puis, dans une deuxième partie terriblement émouvante, Neil Young reprend des titres phares de sa longue discographie dont l’inoubliable « Heart of gold » (dans une version à tomber par terre) ainsi que les sublimes « Harvest moon » (celui là, il me donne des frissons à chaque écoute…) et « One of these days ».
L’émotion est palpable dans chaque regard, chaque geste que s’échangent Neil et ses musiciens. La camera de Demme, qui alterne longs plans fixes sur les visages et plans d’ensemble d’une élégance absolue, se mêle à un montage souple et apaisé qui retransmet a merveille la magie qui régnait dans l’amphithéâtre ce soir-là.
Un des plus beaux concerts filme qu’il m’est été donne de voir, tout simplement.

25.03.2006

Gillian Welch

Gillian Welch, c’est d’abord une voix, semblant venir d’une autre époque (disons les années 30, 40 pour faire simple) mais qui est pourtant bien plus en phase avec son temps que beaucoup d’autres.
Cette voix, complétée a merveille par celle de son compagnon (de musique mais aussi de vie) est de celle qui ne vous lâche plus une fois que vous l’avez entendue pour la première fois et qu’elle s’est glissée insidieusement en vous.
Cette voix, et les traditions musicales qu’elle véhicule, semblent intemporelles.
Gillian Welch puise son inspiration dans le folklore traditionnel régional des états unis tout en le magnifiant de façon à le rendre finalement tout aussi actuel qu’il pouvait l’être à son époque. Ainsi, ces chansons, qui pourraient très bien avoir été écrites il y a plusieurs décennies trouvent un terrain d’expression au cœur de notre époque car les thèmes abordés (solitude, rejet, pauvreté, temps qui passe…) sont finalement toujours autant d’actualité.
C’est la la force de Welch de créer ainsi des chansons qui résonnent autant dans le passé musical de son pays que dans les préoccupations de son époque.

Je l’ai découverte (comme beaucoup de monde sans doute) par le biais de la BO du film « O’brother » des frères Coen. Elle y interprétait un superbe « I’ll fly away » en duo avec Alison Krauss ainsi qu’un magnifique « Didn’t leave nobody but the baby » en trio avec Emmylou Harris et Alison Krauss.
Et depuis ce jour, je crois que je suis définitivement tombé sous le charme de la voix de Gillian.
Ensuite j’ai d’abord écouté son troisième album « Time » qui me fit l’effet d’une révélation. Tout ce j’aimais dans la musique américaine se donnait a moi de la plus belle des manières. Dans un flot d’harmonies vocales toutes plus parfaites les unes que les autres, la musique de Welch et Rawlings s’insinuait en moi pour un long moment.
Et puis ces deux guitares qui s’entremêlent dans une complicité parfaite (guitare folk pour Gillian et Archtop pour David) tissent un univers sonore sans pareil qui leur permet de toucher l’auditeur au plus profond de son âme.
Ces histoires de perte, de solitude, d’amour, peuvent alors prendre corps dans un tourbillon d’émotions assez incroyable. Rien que les premières notes du premier titre de l’album me filent des frissons. Et puis ce solo de David en fin de morceaux est a lui seul un chef d’œuvre d’équilibre précaire, contrôlée et en même temps sur la corde raide. Il y en a plusieurs comme ça sur le disque.
Et puis il y a les voix. Ces deux voix qui se complètent a merveille, qui s’emmêlent et se démêlent avec délectation sont les fondements de l’univers musicale du duo.
Il faut les entendre tout au long des 15 minutes que dure le dernier titre du disque pour comprendre ce qu’est la perfection musicale de deux personnes qui s’expriment dans une liberté artistique, émotionnelle, absolue.

Je ne peux que conseiller l’écoute de cet album magique (un des dix albums que j’emporterais partout avec moi si j’avais un jour a faire ce choix…) ainsi que celle de leur premier disque, « Revival » tout aussi grandiose avec cette fois l’adition sur quelques titres d’une section rythmique (et quelle section rythmique…Jim Keltner aux fûts, James Burton a la guitare, etc.…).


http://gillianwelch.com/

08.03.2006

Hank III


Hank III is back, and he's gonna kick some Nashville'asses !!
Aller, rien que pour le plaisir je vous mets les paroles de "Dick in Dixie", pour que vous vous fassiez une petite idée du bonhomme.

"Well some say I'm not country
and that's just fine with me
'Cause I don't wanna be country
with some faggot looking over at me
They say that I'm ill-mannered
that I'm gonna self-destruct
But if you know what I'm thinkin'
you'll know that pop country really sucks

So I'm here to put the "dick" in Dixie
and the "cunt" back in country
'Cause the kind of country I hear now days
is a bunch of fuckin' shit to me
They say that I'm ill-mannered
that I'm gonna self-destruct
But if you know what I'm thinkin'
you'll know that pop country really sucks

Well we're losing all the outlaws
that had to stand their ground
and they're being replaced by these kids
from a manufactured town
And they don't have no idea
about sorrow and woe
'Cause they're all just too damn busy
kissin' ass on Music Row

So I'm here to put the "dick" in Dixie
and the "cunt" back in country
'Cause the kind of country I hear nowdays
is a bunch of fuckin' shit to me
And they say that I'm ill-mannered
that I'm gonna self-destruct
But if you know what I'm thinkin'
you'll know that pop country really sucks

And if you know what I'm thinkin'
you'll know that pop country really sucks"


Cet album est vraiment du pur Hank III, sans concession, plein de bruit et de fureur et qui nous emmène loin sur les traces de ses dérives country bien loin de la country mainstream de Nashville.
Il est de plus entouré de fines gâchettes qui se déchaînent sans compter tout au long de ces 40 minutes de folie (je ne parle pas du second disque « expérimental » que je vous laisse découvrir…).
Hank a vraiment la voix de son grand père, c’est assez hallucinant.
C’est de la country pur jus, et ça fait drôlement plaisir à entendre.
À consommer sans modération !!

06.03.2006

un ange passe...



Après une longue absence, me voilà de retour pour vous parler d’un très beau disque d’Emmylou Harris : « Pieces of the sky » paru en 1975 chez Reprise et produit par Brian Ahern.
Cet album, le premier d’Emmylou pour une grosse major, est tout simplement magique du début à la fin.
Après avoir été la partenaire vocale idéale d’un Gram Parsons en état de grâce (sur ses deux albums solos « GP » et « Grevious Angel »), Emmylou se met à voler de ses propres ailes, cela étant dû autant a une envie qu’a un coup du sort (la mort de Gram Parsons, quelques mois plus tôt).
Emmylou, qui a perdu a la fois un mentor et un partenaire musical, se retrouve face à elle même, prête à affronter ses influences multiples et à les faire siennes.
Elle va pour cela faire appel à Brian Ahern qui vient se tailler un joli petit succès en produisant quelques hits pour Anne Murray.
Après avoir entendu Emmylou Harris jouer quelques titres, Ahern va se mettre d’accord avec la chanteuse concernant les titres à choisir pour cet album.
Harris, qui se révèle être exigeante sur le choix des morceaux va aller piocher a la fois du cote des pionniers de la country music tels que les Louvin Brothers ou Boudleaux Bryant (songwriters déjà repris par Gram Parsons) et du cote de nouveaux auteurs tels que Rodney Cronwell
(qu’on retrouvera sur d’autres albums de la chanteuse) ou Merle Haggard.
On trouve également sur l’album une belle reprise des Beatles (cela arrivera également sur les albums suivants d’Emmylou) ainsi qu’une interprétation volcanique d’un titre de Shel Silverstein « Queen of the silver dollar » (celui la je peux me le passer en boucle, je ne m’en lasserai jamais).
Sur l’édition remasterisee parue en 2004, on trouve deux titres bonus vraiment sympa, dont un « Hank and Lefty » imparable.

Si on écrit sur un tel album, il faut absolument parler de la brochette de musiciens qui accompagnent la chanteuse, étant donné qu’on a affaire la a ce qui se faisait de mieux a l’époque.
Jugez plutôt :
James Burton a la guitare (ancien musicien d’Elvis et de Gram Parsons « pick it for me James »)
Glen Hardin aux arrangements de cordes (ancien collaborateur d’Elvis)
Bernie Leadon des Eagles
Ben Keith a la pedal steel (régulier de la troupe de Neil Young)
Bill Payne de Little Feat au piano
Et bien d’autres encore, tout aussi bon que ceux là.
Pas mal pour un début, non ?

Que dire de plus, si ce n’est qu’Emmylou Harris reste encore a l’heure actuelle, la grande dame de la musique américaine (et pas seulement de la country). C’est un ange de la musique, et elle marque de son empreinte vocale (on la retrouve aux chœurs sur une multitude d’albums de Ryan Adams, en passant par Neil Young ou Elvis Costello) une grande partie de l’histoire de la musique américaine.
Elle est terriblement actuelle et a la fois hors du temps, insensible aux modes et vraiment à part. C’est pour ça qu’on l’aime.

21.02.2006

Quelques bonnes galettes recentes...ou presque

Voici quelques albums achetés récemment et qui ne cessent de tourner sur ma platine.



Gene Clark "No Other"

Deuxième grande claque après la découverte le mois dernier du premier album solo de Clark, communément appelé "White light" à cause de la photo de couverture.
Gram Parsons parlait de sa recherche d'une musique américaine "cosmique", et bien Gene Clark (membre fondateur des Byrds) en a trouvé la clé...
Un album lumineux, au-delà des modes, complètement hors normes et à écouter sans modération.
On en reparle vite bientôt.



Stephen Stills "Manassas"

Classique incontournable de country rock. Album qui mélange avec succès différents genres autrefois explorés par les membres de ce super groupe (la country pour Chris Hillman ou le folk pour Stephen Stills, ainsi que le bluegrass, les rythmes latino, le rock...).
Un mélange détonant et jouissif.



Dwight Yoakam "Guitars, Cadillacs, etc..."

Premier album de Yoakam qui explose les limites de la country et du honky Tonk et emporte tout sur son passage dans un fracas de guitares electriques et de rythmiques sans failles.
100% pure honky tonk music !! (non, Garth Brooks, tu peux rester chez toi, on ne t'a pas appelé...)

16.02.2006

Walk The Line

Plutôt réussie cette nouvelle biopic hollywoodienne d’une légende de la musique américaine (après celle consacrée a Ray Charles l’année dernière).
Je dois même dire que le film de James Mangold est pour moi bien meilleur que celui de Taylor Hackford.
Il y a en effet dans « Walk the Line » une puissance d’évocation supérieure à ce qu’on a pu voir dans « Ray ».
Est-ce dû au fait que le film se concentre sur une certaine période de la vie de Johnny Cash, évitant ainsi de s’étaler sur plusieurs décennies, pour au contraire se focaliser sur les quelques années qui ont mené Cash au sommet de la gloire, et au début de sa longue histoire d’amour avec June Carter ? Sans doute.

Et comme le dit si bien Mangold, ce film est avant tout une histoire d’amour ayant comme personnage principale Johnny Cash et non pas un film sur Johnny Cash. C’est sans doute bien cela qui fait toute la différence.
Alors bien sûr, on pourra reprocher au film d’être un peu trop « hollywoodien » dans le traitement de cette histoire d’amour, mais en même temps, cette histoire méritait certainement d’être traitée de la sorte, car elle fut une histoire d’amour forte et indestructible entre deux âmes qui se sont trouvées et qui ont vécu ensemble jusqu'à la fin de leur vie (Cash ayant rejoint June quelques mois après la mort de cette dernière).
C’est une histoire d’amour au-delà des mots, au-delà des conventions, au-delà du jugement des autres (si ce n’est celui de Dieu). C’est une histoire qui s’est construite progressivement, une fois que Cash a pu mettre de cote certains de ses démons intérieurs.

Le film reflète plutôt bien les contradictions qui tourmentaient Cash, et nous montre à voir un homme intègre, en proie au doute, en combat perpétuel avec lui-même, une force de caractère hors du commun qui va faire d’un drame de sa jeunesse (la mort de son frère) un élément fondateur de sa vision de la vie (ou de sa vie en tout cas).

Il faut bien sur aussi évoquer les performances irréprochables du couple d’acteurs principaux. Joaquin Phœnix est Johnny Cash ! Il possède un magnétisme incroyable dans certaines scènes (je pense notamment à cette scène où Cash s’habille en noir afin d’aller défendre son idée de chanter au pénitencier de Folsom auprès de sa maison de disque) et chante lui-même les chansons de Cash avec une force, et une vérité troublante.
Reese Whiterspoon est quant à elle sublime dans le rôle de June Carter, habitant ce personnage fort d’une vérité poignante.

Beau film qui évite pas mal de pièges et qui rend justice a une des plus belles histoires d’amour de la musique américaine.

10.02.2006

MOJO

Juste un petit mot pour signaler l'existence d'un numéro spécial du magazine MOJO entièrement consacré a Johnny Cash et au Country Rock (avec d'excellents papiers sur Gram Parsons, Gene Clark ou Lucinda Williams).
Lecture en anglais, mais à ne rater sous aucun prétexte.

09.02.2006

Coup de coeur 2005

Shannon McNally, c’est d’abord pour moi une chanson « Pale Moon » qui est aussi cinématique que disons « Badlands » de Springsteen.
Je ne sais pas, mais moi cette chanson, il suffit que je la joue pour qu’immédiatement des images, des paysages, des horizons, se forment dans mon esprit.

Rien que les premiers mots de la chanson…

“Oh I'd like to find myself trapped in some desert town with you
just me and you
my long black hair waving in the dry wind
me waving at you my lover from some ancient balcony”


On est tout de suite projeté dans un autre espace, américain définitivement : grands espaces, villes désertes, motels au bord d’une route poussiéreuse…
Et puis, on aimerait tant être cette personne a qui elle s’adresse.

Malheureusement, les choses s’aggravent assez rapidement, et ce qui commence comme une histoire d’amour, vole vite en éclat.

“But I'm not in some desert town and you're not there with me
i'm underground in NYC
the city of perpetual motion, the city that never sleeps
that's alright I wasn't tired anyways
I was so close to getting clear
thought I had nothing to fear
you'd be on a plane and you'd be gone
and it would be done”


C’est sans doute une histoire d’amour impossible, un instant volé au cœur d’une nuit magique, mais ce qui compte, c’est que ce souvenir persiste malgré les distances, malgré le temps qui passe, malgré la vie qui poursuit son chemin.

“I think it's unbelievable,
I think it's incredible,
it's magical, it's tragic.
but I know we'll meet again someday
we'll be very far away
I'll know you and you'll know me
and we're gonna both agree
that we belong together
we belong together
we belong together”


Et finalement, a chaque fois que j’écoute ce morceau, l’histoire peut recommencer, aussi belle que la première fois, même si je sais bien que ce moment dont parle Shannon McNally n’ai fait que pour durer de façon illusoire, le temps de ces 5min12 de rêve éveillée.

Musicalement, la chanson navigue entre les eaux troubles d’une country éthérée proche de ce que peut faire Jesse Sykes, et de ce que j’aurais tendance a appeler de la soul blues…
Shannon est entourée talentueux musiciens dont certains comme Tony Garnier et Charlie Sexton (qui produit par ailleurs l’album de façon remarquable) ont fait parti du backing band de Dylan sur « Love and theft ».
On retrouve également le pianiste Ian Mc Lagan (session man sur des albums de Dylan, Lucinda Williams ou Springsteen) ainsi que le joueur de pedal steel Greg Leisz (Sheryl Crow, Beck…) qui construisent un environnement sonore totalement envoûtant qui convient a merveille a la voix puissante et rugueuse et McNally.

« Pale Moon » se trouve sur le deuxième album de la chanteuse intitulée « Geronimo ».
C’est pour moi, un des trois meilleurs albums de 2005 (et il occupe la première place « coup de cœur » en tout cas) avec le Springsteen et le Buddy Miller.
Cet album regorge de joyaux et je le recommande à tous les amoureux de ce que beaucoup nomme l’altcountry.
C’est bien simple, c’est un de ces rares albums que j’écoute en entier sans me lasser d’aucunes des chansons (l’enchaînement « Sweet forgiveness », « Geronimo », « Pale Moon » est une tuerie sans nom).

A noter que McNaly vient de sortir un album live contenant des chansons de « Geronimo » ainsi que des titres inédits…on en reparle très vite !

Pour terminer, il est bon de noter que le site de la chanteuse contient les paroles des chansons ainsi que des informations intéressantes sur la chanteuse.

www.shannonmcnally.com

PS : on retrouve une version acoustique de « Pale Moon » sur un EP paru chez Fargo ou McNally interprète quelques chansons en duo avec Neal Casal.
L’album s’appelle « Rain on pure lightning ».