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20.07.2007

Band of Gypsies

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"If we are here not to do/what you and I wanna do?/And go for rubber, crazy with it/why the hell we are livin' here? DAH!"

C’est avec ces quelques mots qu’Eugène Hutz, le charismatique leader de Gogol Bordello, a choisi d’ouvrir le nouvel album de ce volcanique groupe de gypsy punk, tout droit échappé d’un film de Tony Gatlif ou d’Emir Kusturica.

Nous voilà donc parti pour une heure de débauche sonore, pleine de fureur, de guitare swinguant en La-mineur, de violon parti a la poursuite d’un coq farceur, d’accordéon déglingué noyé dans des litres de vodkas sans age, tandis que la voix du moustachu chanteur ferait passer Borat pour un fieffé imposteur (ce qu’il est au bout du compte…).

Gogol Bordello, c’est l’assurance de réveiller les voisins sous un torrent de décibels tsiganes marinées à la sauce bolognaise et délicatement revenues a la sauce batave, tout en sachant que ces mêmes voisins devraient vous remercier pour ce nettoyage gratis de leurs oreilles ramollies par le dernier tube de Pascal « j’écris mes chansons avec le dictionnaire Larousse Junior CE2 » Obispo.

Gogol Bordello, c’est le diable des Carpates qui aurait croisé sur sa route un harem en Toscane, le fantôme de Johnny Roten dans un bar de New York, Manu Chao en mal de sa Mano, l’orchestre de Goran Bregovic, ainsi qu’un camion chargé d’alcool frelaté.

C’est un ouragan punk qui pourrait faire danser, par la seule force de la moustache d’Eugène, n’importe quel membre fossilisé du PS (oui, oui, même le petit François devrait faire bouger son petit ventre rebondi sur une chanson comme « Wonderlust King »).

Il paraît que ce groupe, il faut le voir sur scène. Je n’ai pas encore eu cette chance, mais je peux vous assurer qu’écouter ce nouvel album, l’iPod a son maximum, alors que l’on marche dans les rues encombrées d’HongKong, vous fera presque prendre les armes pour, d’un coup de moustache magique, réveiller tous ces gens endormis et totalement omnibulés par la seule chose qui compte vraiment ici…l’argent.
Je terminerai en citant ces paroles tirées de la chanson « American Wedding » qui, à elle seule, reflète assez bien, l’humour et la férocité de ce groupe hors norme…Enjoy !!

"Have you ever been to American wedding?/ Where's the vodka, where's the marinated herring?"

Ah ah ah !!!

http://www.myspace.com/gogolbordello

Commentaires

Ah oui!
En voila un groupe qu'il est bon d'écouter.

Je les ai vu au Sziget (un des plus grands festivals de rock se déroulant en Hongrie !!) et je n'ai pas été déçu: c'est tout simplement énorme.

Ecrit par : Willem | 03.12.2007

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