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10.09.2006
Bonne nouvelle
Juste un petit mot pour signaler (enfin !!) la sortie en France du film "Heart of Gold" de J. Demme sur ce fabuleux concert donné à Nashville par Neil Young et ses amis.
Un grand film, et une belle leçon de vie et de persévérance de la part d'un très grand musicien.
Le film doit sortir le 27 septembre, donc vous savez ce qu'il vous reste à faire...Enjoy !
13:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Only for the lonely
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Comment décrire la voix de Mavis Staples ?
Comment faire ressentir par des mots l’incroyable puissance d’évocation de cette sublime chanteuse ?
On pourrait se laisser aller à des métaphores enjouées, on pourrait recourir à de multiples superlatifs…rien de tout cela ne saurait rendre grâce à la beauté des émotions diffusées par cette voix de légende, fille téméraire de Pops Stales, fondateur des Staples Singers et patriarche éternel de tout un pan de la musique noire américaine.
Je me contenterai de dire que cette voix, découverte par l’intermédiaire de film « The last waltz » ou elle interprétait en duo avec The Band une version rêvée de « The weight » (qui n’a pas pleuré devant tant de grâce...), bouleverse l’âme de ceux qui savent se plonger dans le flot d’émotions pures et de force indestructible qui hante chacune des chansons qu’elle a habitée tout au long de sa carrière, que ce soit au sein des Staples singers, en solo, ou en duo avec d’autres artistes (comme Dr John, Los Lobos, ou Bob Dylan qui tenta en vain d’épouser cette muse de toujours…).
Je viens de découvrir hier les deux premiers albums solo de la chanteuse, et j’aimerai simplement dire que Mavis n’a rien à envier aux grandes reines reconnues de l’histoire de la soul (Aretha, Etta, Diana…). Mavis trône tout la haut en compagnie de ces chanteurs qui savent transcender une chanson pour un faire une sorte de chant d’amour universel, hors des modes, qui se grave dans l’âme des croyants du temple ryhtm and blues…
Ecouter Mavis Staples, c’est se convertir sans rémission possible à une des plus belles voix de l’histoire de la musique américaine.
12:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.09.2006
Modern Times
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Le voici donc le nouvel album tant attendu du grand Bob.
Après un concert parisien en forme de demi-deception, j’etais plus qu’impatient de me plonger dans la nouvelle livraison du Zim.
Dylan reprend finalement sa musique là où il l’avait laissé sur “Love and Theft” (grand album qui continue d’accompagner mes voyages aux quatre coins du monde), c’est à dire dans une ambiance old school, a cent lieu de tout ce qui fait actuellement.
En prédicateur d’une intemporalité qu’il travaille depuis sa renaissance post “Time out of mind”, Dylan poursuit son chemin sur des routes que lui seul continue de sillonner.
Il adapte la silhouette du vieux bluesman qui n’a plus rien à prouver et qui n’attend rien de personne et fait ce qu’il sait si bien faire et ce depuis toujours, c’est à dire parler de la vie, de la mort et de l’amour.
Dylan n’assène aucun message, ni aucune vérité, mais partage simplement avec ceux qui voudront bien l’écouter ses réflexions d’homme conscient de son age, du temps qui passe, et du monde dans lequel il vit (monde qu’il n’a de cesse d’écorcher tout au long de ce magnifique morceau qui clôture l’album…).
Entre ballades d’un autre âge murmurées d’une voix de velours à faire pâlir n’importe quel pseudo chanteur de charme, et rock/blues plus durs et endiablées, Dylan tresse l’écrin de sa propre image qu’il n’a de cesse de remettre en cause a la recherche d’un absolu qui n’existe sans doute que pour lui et par lui.
Dylan est grand, il le sait, mais n’impose rien et poursuit sa route, mille coudées au-dessus du reste de la production discographique actuelle.
A noter l’excellence du groupe qui l’accompagne sur ce disque et sur scène, à la tête duquel semble régner l’increvable Tony Garnier qui, armé de sa contrebasse, ferait chavirer de bonheur le plus blasé des hommes.
20:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
