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06.09.2006

Modern Times

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Le voici donc le nouvel album tant attendu du grand Bob.
Après un concert parisien en forme de demi-deception, j’etais plus qu’impatient de me plonger dans la nouvelle livraison du Zim.
Dylan reprend finalement sa musique là où il l’avait laissé sur “Love and Theft” (grand album qui continue d’accompagner mes voyages aux quatre coins du monde), c’est à dire dans une ambiance old school, a cent lieu de tout ce qui fait actuellement.
En prédicateur d’une intemporalité qu’il travaille depuis sa renaissance post “Time out of mind”, Dylan poursuit son chemin sur des routes que lui seul continue de sillonner.
Il adapte la silhouette du vieux bluesman qui n’a plus rien à prouver et qui n’attend rien de personne et fait ce qu’il sait si bien faire et ce depuis toujours, c’est à dire parler de la vie, de la mort et de l’amour.
Dylan n’assène aucun message, ni aucune vérité, mais partage simplement avec ceux qui voudront bien l’écouter ses réflexions d’homme conscient de son age, du temps qui passe, et du monde dans lequel il vit (monde qu’il n’a de cesse d’écorcher tout au long de ce magnifique morceau qui clôture l’album…).
Entre ballades d’un autre âge murmurées d’une voix de velours à faire pâlir n’importe quel pseudo chanteur de charme, et rock/blues plus durs et endiablées, Dylan tresse l’écrin de sa propre image qu’il n’a de cesse de remettre en cause a la recherche d’un absolu qui n’existe sans doute que pour lui et par lui.
Dylan est grand, il le sait, mais n’impose rien et poursuit sa route, mille coudées au-dessus du reste de la production discographique actuelle.

A noter l’excellence du groupe qui l’accompagne sur ce disque et sur scène, à la tête duquel semble régner l’increvable Tony Garnier qui, armé de sa contrebasse, ferait chavirer de bonheur le plus blasé des hommes.