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13.08.2006

Southside Sessions

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Juste un petit mot pour parler d'un tres beau disque que viennent de sortir Charlie Sexton et la divine Shannon McNally (elue, je vous le rappelle, decouverte de l'annee par votre humble serviteur...). Cet EP qui contient 7 chansons est une vraie merveille d'un bout a l'autre, et on regrette fortement que la collaboration de ces deux merveillleux songwriters ne se soit pas prolonge sur un album en entier. Mais dans sa forme actuelle, ce disque est deja grandement satifaisant avec des chansons ecrites par Sexton (4), McNally (1) et deux belles reprises, une de Townes Van Zandt et une de Jesse Winchester. L'ecrin musicale de ce disque se compose principalement de guitare accoustique (sous toutes ses formes...resonator, nylon, national...) ainsi que de quelques percusions jouees par Sexton. Un delicat piano se charge d'envelopper le tout d'une douceur feutree qui finit de faire de ce disque le parfait compagnon de vos fins de nuits...A noter une version accoustique de "Burn" un titre de Sexton qui apparaissait deja sur son album solo sorti il y a quelques mois, et qui ici prend une dimension nouvelle grace a la voix sublime de Mc Nally et aux arrangements accoustiques de Sexton.
Deux musiciens qui portent hauts les couleurs d'une musique americaine qui sait se nourrir de ses influences diverses (on pense parfois a "The Band") pour mieux les exploser dans un air de modernite assumee.

Coup de coeur de l'ete !!

04.08.2006

Neil Young

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Apres de long mois d'absence, je suis de retour avec quelques nouvelles du Loner en chef, notre vieil ami Neil Young dont l'actualité est assez chargée ces derniers temps.
Il y a eu tout d'abord le bel album "Prairie Wind" qui reprenait les choses là où Neil les avaient laissé sur "Harvest Moon".Un album en forme d'hommage à son père décédé, et un chant d'amour a sa terre d’originel, aux grands espaces, à Hank et au King avec en forme d'apothéose ce sublime titre gospel "When God made me" qui sonnait comme une profession de foi d’un homme qui a tant vécu et qui cherche encore la signification de ce monde qui l'entoure.
Il y eut aussi en début d'année ce coup de poing musical lancé à la face de la politique américaine actuelle qui ne trouve décidément pas grâce aux yeux du Canadien (a forte raison bien sûr). L’opus, « Living with war » était un brûlant manifeste rock qui renouait avec la puissance passée de « Ragged Glory » et de « Freedom » même si étrangement Neil Young n’avait pas fait appel pour ce disque a ses traditionnels compagnons d’échappées soniques, les essentiels « Crazy Horse ». L’album n’en était pas moins formidablement charpenté, avec des titres aussi entêtants les uns que les autres.

Entre ces deux albums, Neil Young a pris le temps de donner a Nashville, dans le cadre du magnifique Grand Ole Opry, un concert qui reprenait l’intégralité de l’album « Prairie Wind » ainsi que certains vieux titres qui avaient comme point commun d’avoir été enregistrés a Nashville a différentes périodes de la carrière du chanteur. Le film de ce concert, réalisé avec élégance et style par Jonathan Demme (oscar du meilleur réalisateur pour « Le silence des agneaux »), vient de sortir en DVD et c’est un bonheur de tous les instants.
Neil Young, entouré d’une magnifique brochette de musiciens (le fidèle Ben Keith a la steel guitar, Spooner Oldham aux claviers, les Memphis Horns…) ainsi que des voix des divines Pegi Young et Emmylou Harris, nous offre deux heures d’un voyage musical le long de son répertoire et de sa propre histoire. La première partie du spectacle nous fait découvrir les titres de « Prairie Wind » sous un autre jour, plus fort encore que sur le disque puisque la camera de Demme nous plonge au plus près du visage de Young qui, lors de « When God made me », n’a jamais semblé si proche, complètement a nu face au temps qui passe.
Puis, dans une deuxième partie terriblement émouvante, Neil Young reprend des titres phares de sa longue discographie dont l’inoubliable « Heart of gold » (dans une version à tomber par terre) ainsi que les sublimes « Harvest moon » (celui là, il me donne des frissons à chaque écoute…) et « One of these days ».
L’émotion est palpable dans chaque regard, chaque geste que s’échangent Neil et ses musiciens. La camera de Demme, qui alterne longs plans fixes sur les visages et plans d’ensemble d’une élégance absolue, se mêle à un montage souple et apaisé qui retransmet a merveille la magie qui régnait dans l’amphithéâtre ce soir-là.
Un des plus beaux concerts filme qu’il m’est été donne de voir, tout simplement.